Punaises marbrées et punaises de l'érable : pourquoi elles entrent chez vous à l'automne
Chaque automne, dès que les nuits refroidissent, plusieurs propriétaires de Montréal voient apparaître des insectes sur leurs murs extérieurs, puis autour des fenêtres et dans les pièces chaudes. Les deux visiteurs les plus fréquents à cette période sont la punaise marbrée et la punaise de l'érable. Elles ne viennent pas pour se nourrir chez vous : elles cherchent un abri pour passer l'hiver.
Comment les reconnaître
La punaise marbrée
La punaise marbrée mesure environ 1,5 cm. Son corps en forme de bouclier est brun grisâtre, avec des bandes pâles sur les antennes et un contour d'abdomen alterné clair et foncé. Elle est arrivée au Québec il y a une dizaine d'années et sa présence augmente. Écrasée ou dérangée, elle dégage une odeur forte et désagréable, d'où son surnom de « punaise puante ».
La punaise de l'érable
La punaise de l'érable (aussi appelée punaise de l'érable à Giguère) est plus allongée, noire avec des lignes rouges ou orangées sur le dos. On la voit souvent en groupes sur les murs ensoleillés, côté sud ou ouest, surtout s'il y a des érables à Giguère sur le terrain ou à proximité.
Pourquoi elles entrent dans la maison
Ces deux insectes passent l'hiver en dormance. À l'automne, ils se rassemblent sur les surfaces chaudes, puis se glissent dans la moindre ouverture : contour des fenêtres et des portes, moustiquaires abîmées, sorties de ventilation, joints de revêtement, passages de fils et de tuyaux. Une fois à l'intérieur des murs ou du grenier, ils restent immobiles jusqu'à ce qu'une journée chaude ou le chauffage les réveille. C'est pour ça qu'on en voit parfois en plein hiver près des fenêtres.
Sont-elles dangereuses?
Bonne nouvelle : ni l'une ni l'autre ne pique les humains, ne transmet de maladie, ne s'attaque au bois de la structure ou ne se reproduit dans la maison pendant l'hiver. Le problème est surtout le nombre, l'odeur de la punaise marbrée et les petites taches que les insectes écrasés peuvent laisser sur les rideaux et les murs pâles.
Que faire si elles sont déjà à l'intérieur
- Passez l'aspirateur plutôt que de les écraser, puis videz le sac ou le bac à l'extérieur dans un sac fermé.
- Évitez les insecticides en vaporisateur dans la maison : ils sont peu utiles contre des insectes cachés dans les murs et laissent des résidus.
- Notez où elles apparaissent (une fenêtre, une prise, un plafonnier) : c'est souvent un indice de l'endroit où elles entrent.
Les garder dehors : la prévention compte plus que le traitement
Le meilleur moment pour agir est la fin de l'été et le début de l'automne, avant le grand rassemblement sur les murs :
- Scellez les fissures autour des cadres de fenêtres et de portes avec un calfeutrant adapté.
- Réparez les moustiquaires et installez des bas de porte, y compris sur la porte du garage.
- Posez un grillage fin sur les sorties de ventilation et vérifiez les passages de fils et de tuyaux.
- Gardez les débris et les tas de bois loin des fondations.
Dans les maisons très exposées, un traitement de périmètre appliqué à l'extérieur par un professionnel, au bon moment de l'automne, peut réduire fortement le nombre d'insectes qui réussissent à entrer. Le technicien repère aussi les points d'entrée à sceller.
Quand appeler un exterminateur
Appelez si les insectes reviennent chaque année en grand nombre, si vous en trouvez dans plusieurs pièces ou si vous n'êtes pas certain de ce que vous voyez. Envoyez-nous une photo ou consultez notre page Identifier un insecte. ExtermExpress intervient à Montréal, à Laval, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, 24 h sur 24 : (514) 295-7696.
